Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 14:04

robinhood

 

 

 

A travers une série de facteurs qui seront analysés de façon totalement impartiale, nous verrons qui de ROBIN DES BOIS avec KEVIN COSTNER ou robin des bois avec russel crowe sera le gagnant.

 

 

1. Robin des Bois

Première catégorie qui s'avère difficile. Deux grands acteurs face à face. Pourtant, juste comme ça, quand j'imagine Robin des Bois, je visualise un homme svelte aux cheveux longs, maîtrisant l'art de l'archerie avec talent. Parce que ce qu'on attend d'un mec qui se nomme Robin, qui vit au moyen-âge et qui vole aux riches pour donner aux pauvres, c'est qu'il nous fasse le plaisir de tirer à l'arc. Costner a toujours son arc sur lui et l'utilise vraiment souvent. Il l'utilise même pour planter une flèche dans une autre flèche qui est elle-même plantée au centre d'une cible à 30 mètres. Mais Crowe, pas du tout. Vas-y que je snobe le spectateur et que je sors 3 fois mon arc et que je ne suis même pas capable de planter des trucs dans d'autres trucs qui sont eux-même plantés dans encore d'autres trucs. Mais pour qui il se prend?! On est pas assez bien pour toi Russel?! On ne mérite pas de voir des flèches?! Ta condescendance te fait perdre des points, fais attention. De plus, comme dit plus haut j'imagine un homme Svelte, un homme qui pourrait faire tomber Whitney Houston amoureuse de lui grâce à son talent de garde du corps. Russel, toi, tu t'es empaté. Il est loin le temps de Gladiator. Je veux dire, on devrai te surnommer Russel Grow maintenant. Même sur l'affiche tu n'as pas d'arc, tu as un marteau! Le plateau de Thor c'est à coté, mec.

Gagnant: Kevin Costner

 

 

2. Le pote de Robin des Bois

Je n'étais même pas sur de vouloir faire cette catégorie. Je veux dire, d'un coté on a Morgan "Motherfuckin' Badass" Freeman qui joue un sarasin ayant un cimeterre qu'il fait tourné dans le vide juste pour montrer comme il le maîtrise. De l'autre... Personne. Ah si, un acteur nommé Kevin Durand qui joue Petit Jean. Ouah! Trop bien dis donc, il a participé à Lost. Je me demande qui va être le gagnant.

Gagnant: Morgan Freeman

Suivant!

 

 

3. Marianne

Qui est Mary Elizabeth Mastrantonio? Incultes! Elle a joué dans Abyss de James Cameron et fait de la figuration dans La Valse des Pantins de Scorcese. L'autre a joué dans un film d'heroic Fantasy (je parie sur Dongeon Siege de Uwe Boll) et dans le remake honteux de Plein Soleil. Que dire de plus?

Gagnante: Mary Elizabeth Mastrantonio (oui j'ai copié / coller son nom là. Trop long à taper)

 

 

4. Le Réalisateur

Ca devient de plus en plus facile. Commençons par parler de Ridley Scott. Parait qu'il a réalisé des chef-d'oeuvres. Voyons voir ça: Alien (je préfère AlienS), Blade Runner (je préfère Johnny Mnemonic) et Legend (je préfère L'histoire sans fin). C'est pas brillant, brillant. Sans compter que dans son Kingdom of Heaven, y'a des sarasins et même pas Morgan Freeman. Ouhouh Ridley! Il peut faire tourner son cimeterre dans le vide!

Et Kevin Reynolds? Déjà bon point pour lui, il a un vrai prénom qui existe. Ensuite, Il a réalisé des films comme Waterworld (respect, mec. Tu fais boire sa propre urine à Kevin Costner) ou encore comme...

Gagnant: Kevin Reynolds

 

 

5. La Musique

Ah! Les années 90. Tant de bonnes choses. Par exemple, le film Robin des bois, prince des voleurs ou encore la voix d'ange de Brian Adams. La chanson "Everything I Do", c'est le genre de truc que t'as envie d'entendre quand tu danses un slow avec une fille et que tu essayes de lui toucher les seins discretos. Enfin je crois, je n'ai jamais dansé un slow avec une fille à l'époque. Mais j'imagine en gros (comme Russel) que c'est ce qu'on doit faire. Pour vous dire à quel point j'aime Brian, je suis en train de la fredonner pendant que j'écris ces lignes. Par contre, y'a un truc que je sais qu'il ne faut pas faire avec une fille, c'est bien d'écouter du Marc Streitenfeld pour lui toucher les seins discrétos. Oooh non, hommes du monde entier, n'essayez jamais. En plus il est Allemand. Que nous a apporté l'Allemagne en matière de 1. Musique et 2. Touchage de seins. Ne réflechissez pas, j'ai la réponse: RIEN.

Gagnant: Brian Adams (avec l'aide de Michael Kamen)

 

 

6. Crédibilité Historique

J'ai regardé sur Wikipédia, les arcs existaient bien à l'époque. Par contre, les marteaux conforama et le cheval blanc d'Henry IV, Non.

Gagnant: Robin des Bois, Prince des voleurs

 

 

Conclusion:

Après un rapide calcul des points, il s'avère que c'est le film de Kevin Reynolds qui remporte le match. Bravo à lui. Le pragmatisme et l'impartialité ont parlés.

Par Karibou - Publié dans : Digressions Négligeables
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 19:30

Dans l'optique d'attirer un maximum de visiteurs, j'ai décidé de modifier les affiches de film dont je vais parler pour qu'elles correspondent au chef-d'oeuvre du moment.

 

 

 

Unswanable

 

 

My man! s'écrit le spectateur. Denzel Washington joue encore dans un film. Denzel joue dans tous les films du monde. Par exemple, c'est lui qui conduit la locomotive dans le film des Frères Lumière. Olala quelle transition, puisque Denzel (ca ferait un chouette film Denzel & Gretel), dans ce métrage, conduit encore un train. Car UN TRAIN FOU SANS PILOTE MENACE D'EXPLOSER.

Oui, j'étais assez circonspect en voyant le trailer et le pitch (qui est inspiré de faits réels... VÉRIFIEZ TOUJOURS QU'IL Y AIT UN CONDUCTEUR QUAND VOUS MONTEZ DANS UN TER... Ou alors non et peut-être dans 10 ans Shia Leboeuf jouera votre rôle) qui me faisaient penser à Piège à Grande Vitesse avec Steven Seagal mais finalement on retrouve notre bon Tony Scott aux commandes qui nous gratifie encore d'un sympatoche téléfilm.

Mais j'ai bien aimé quand même. J'ai l'impression que Tony a du mal avec le juste milieu ces dernières années. Soit on a droit à des expérimentations graphiques (Man on Fire, Domino), soit c'est un truc assez planplan niveau réalisation (L'attaque du métro 123).

Alors pourquoi j'ai bien aimé? Et bien parce que derrière ce coté tranquillou, Scott continue sa radiographie de l'Amérique contemporaine. Après Déjà-vu sur l'ouragan Katrina et L'attaque du métro 123 et la crise financière, on à droit à la situation des chemins de fer Américains. Tout ça emballé AVEC UN TRAIN SANS CONDUCTEUR. Grisant. Mais ca l'est finalement. La tension monte peu à peu avec comme fond de personnages deux mecs qui ne s'aiment pas mais qui apprennent à se respecter (Aaah l'intimité qui se crée dans une cabine de pilotage). Niveau thématique ca parlera peut-être moins que les deux précédents car limité aux USA, mais ca reste agréable à comprendre pour peu qu'on cherche à coté.

Ceci dit, Chris Pine n'aura jamais d'Oscar, il ne tremble pas assez de la lèvre inférieure.

 

 

 

The-swans-Speech

 

 

Encore une histoire vraie! ATTENTION LE ROI EST DANS UN TRAIN SANS CONDUCTEUR!

Sinon c'est incroyable car ce film était un peu le concurrent numéro 1 pour Black Swan et il est l'opposé de celui-ci: Tout en subtilité et retenu. Firth n'en fait pas un iota de trop dans le rôle du bègue et le reste du casting avance à pas feutrés. Même l'iconoclaste personnage joué par Rush sait garder l'équilibre entre une certaine sensibilité et son extravagance.

Une scène me parle tout particulièrement, c'est celle ou Firth regarde un discours d'Hitler et ne dit que: Je ne comprends pas ce qu'il dit mais il le dit bien. Tout une dualité mise en avant sur un simple dialogue et une simple scène. Ca ne servira pas plus, juste un fond quasi-transparent, une envie de se dépasser. Y'a de la subtilité là-dedans.

Ceci dit, Colin Firth a gagné son Oscar car il a passé 1an dans un centre d'orthophonie.

 

 

 

True-swan

 

 

Et voilà, encore une histoire vra... Ah non. Je suis déçu. Mais on va dire que c'est tiré de faits réels quand même: Un bègue essaye d'arrêter un cheval QUI N'A PAS DE COWBOY DESSUS.

Le nouveau Coen s'avère très sympathique mais plutôt transparent dans leur filmographie. Bon, une histoire de vengeance c'est toujours bon à prendre. Enfin, presque toujours. En fait, plus qu'une histoire de vengeance, c'est surtout le parcours initiatique d'une jeune fille. Une jeune fille qui se façonne une nouvelle figure paternelle à travers un Jeff Bridges qui en est tout le contraire. Tout les sépare sauf ce Grit (cran en Vf) qui les réunis et qui se restitue à l'écran de bien belle façon. C'est assez marrant d'observer que les Coen avec No Country for Old Swan qui se passe de nos jours, reprenait les codes du Western et qu'avec True Grit, ils s'approprient certains codes des films d'aujourd'hui. On sent qu'ils aiment jouer avec les mélanges (O'Brother en est un parfait exemple. L'Odyssée d'Ulysse dans les années 30) et former des histoires viscérales pour chaque états d'Amérique. Malheureusement ca reste oubliable.

Ceci dit, Matt Damon ne pratique pas d'entrechats dans le film.

Par Karibou - Publié dans : Critiques
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 16:58

blackswan

 

 

 

 

Cher Darren,

 

Tu me permets de t'appeler Darren? Ton nom est un peu chiant à écrire et je ne me souviens jamais ou il faut mettre un W ou un Y. Je t'écris cette lettre car j'ai vu Black Swan, ton dernier film et j'aimerai te raconter ce que j'en pense. Installe toi confortablement dans ton fauteuil, prend un Cognac et délecte toi de mes mots.

Commençons par le début veux-tu. Je suis allé au cinéma Mercredi matin (c'est moins cher) pour enfin voir ce que tout le monde appelle un "chef-d'œuvre". Ce monde qui va du critique amateur au représentant des Oscars. J'en suis ressorti tout sourire, j'avais bien ri. Une très bonne comédie. Tout aller bien jusqu'au moment ou un jeune homme m'aborde l'air visiblement embêté. Il m'informe que Black Swan n'est pas du tout une comédie mais, d'après IMDB et Allociné, un Drame Thriller avec du mystère. Ce fut un choc Darren. Vraiment. Je sautais donc dans un Velov et je pédalais jusqu'à chez moi pour en avoir le cœur net. Ce fut un plus grand choc. Vraiment vraiment. Il y avait des mots comme "glaçant", "terrifiant", "malsain" ou encore "Natalie Portman est bonne" dans les critiques. Des gens qui s'étaient sentis mal à l'aise et même qui se cachaient les yeux parce que ca faisait peur. Ca m'emmerde un peu tous ces gens qui ont tort. C'est triste. Alors je me dois de rectifier la vérité:

 

Pourquoi ton film c'est de la merde (ma maman me fait dire qu'il faut plutôt employer: Je n'aime pas. Merci maman).

Je vais me donner l'autorisation de parler aussi aux gens qui me lisent parce que ca me fait un peu chier de ne parler qu'à toi.

 

Je vais préciser quelque chose tout de suite pour pas qu'on me le ressorte en réponse: Mon avis extrêmement négatif ce n'est pas pour faire genre "je ne pense pas comme tout le monde". Je défends assez ardemment Avatar, qui a été vu et adoré de millions de gens, pour que cette remarque soit nulle et non avenue.

 

Black Swan raconte donc la chute d'une ballerine dans la folie alors qu'elle se prépare à danser "Le lac des cygnes". On y retrouve certaines thématiques de son précédent film, The Wretler. Le travail du corps jusqu'à ses derniers retranchements, la volonté de briller. Des personnes principaux abîmés qui font donc de leur corps leur obsession jusque dans la mort. Je ne vais pas m'attarder sur la redite avec ce film. Il est désormais connu que les artistes font des variations sur le même thème. Ce n'est pas important. Par contre ce qui l'est, c'est de rater sa redite. On aura compris, en regardant Black Swan, que Nina est un personnage fragile. Trop justement. A force de souligner sa fragilité constante elle en devient transparente, sans importance. Ce que tu avais réussi à faire, Darren, avec The Wretler, c'était de faire entrechoquer la vraie fragilité de Mickey Rourke dans sa vie quotidienne et sa grandiloquence quand il est sur le ring. Sa descente mentale en sortant des combat n'en était que plus visible. On sentait le désespoir et le pathétique vu qu'il était en antagonisme avec ce qu'il semblait être sur le ring. La fragilité permanente ne donne aucun relief finalement étant donné que c'est son seul trait.

De plus, autant ton précédent film arrivait à être humble, celui-là est pompeux (on y reviendra plus tard).

 

La subtilité est quelque chose de difficile dans l'art et Black Swan montre totalement ton ratage dans ce domaine. Je ne sais pas si ca vient de toi ou du renouveau Hollywoodien qui veut faire des films intelligents mais pas trop quand même. Ca m'a fait beaucoup pensé à Inception d'une certaine façon. Dans le tien les symboliques et les thématiques arrivent avec de gros sabots, dans l'autre, la narration se perd et oblige le réalisateur à utiliser la vieille combine du "je t'explique perpétuellement ce que les personnes voient".

Tu essayes de représenter la folie, le double. Très bien, mais c'est fait avec balourdise. Difficile de passer après un Satoshi Kon ou un Brian De Palma. Tu nous l'aura bien enfoncer dans la tête cette dualité dis donc. Mais tu aurais du aller encore plus loin. Quand Nina parle elle devrait, en plus de porter des vêtements blancs, être en pleine tempête de neige avec en fond des chanteurs à la croix de bois. Et quand Lily parle, se trouver couverte de suie dans un tunnel la nuit tombée pour bien nous montrer que elle, c'est le NOIR. Mec, ton film s'appelle BLACK SWAN. Toute trace de subtilité s'envole à chaque effet. Les méchants doubles du miroir (t'as trop vu "Mirrors" de Alexandre Aja?), les images du cygnes dans certains plans au cas ou on aurait oublié de quoi ca parle, etc. etc.

C'est bien dommage car il y a de bonnes idées sur le papier. Je prends la scène ou elle va demander à Vincent Cassel de refaire son audition. Mais ca ne marche pas. On comprends, tout le long du film qu'elle est une petite fille. Son maquillage outrancier comme le ferait une gamine pour faire comme maman. Sans compter le jeu à coté de la plaque de Cassel qu'on dirait sorti d'une pièce de Feydeau (She bite me! SHE-BITE-ME!). Et plus le film avance, plus on a l'impression que tu abandonnes. Scène géniale de drôlerie quand ses jambes se brisent. Ah mais ouais, elle est obsédée par son rôle, elle devient LE CYGNE. Je ne pensais pas qu'on pouvait faire pire de démonstration. Et puis en fait si, à la fin, ou elle se transforme en cygne.

En parlant de dualité avec Lilly, j'ai lu ici et là, que Lily, ca serait un diminutif pour "Lilith", la 1ère femme d'Adam et insoumise à Dieu (j'ai vu ça bien 4-5 fois). Je n'ai pas vu d'insoumission. De l'extravagance peut-être, mais de l'insoumission non (je vois pas comment on peut être insoumis et arriver à ce stade là dans une branche aussi exigeante que la danse classique). Ou alors l'insoumission c'est arriver en retard et fermer bruyamment une porte (et j'en suis sûr qu'elle écoute du Death Métal dans son Ipod!). Les Tunisiens n'ont rien compris! Au lieu de montrer leur insoumission en faisant la révolution ils auraient du claque des portes! Plein de portes! Des tonnes de portes!

 

La direction d'acteur pèche un peu et je suis étonné que Natalie Portman ait eu l'Oscar. Alors ok, elle s'est entrainé 1an à faire de la danse classique, mais qu'elle est le rapport. Une doublure pro aurait fait la même chose. Je comprends que cela soit impressionnant mais ca ne fait pas un jeu, car le sien se résume à faire trembler sa lèvre inférieure en chuchotant (entre les entrainements elle regardait des clips de Carla Bruni?). A ce moment là, donnons un oscar à Keanu Reeves pour Matrix 2 et 3 car il a passé 18 mois, 8h par jour, à faire du Kung-fu. Je peux admirer cette technique typiquement Américaine, très Actor's Studio, de se métamorphoser, mais ca ne remplace pas un jeu au final. Christian Bale a perdu 30 kilos pour The Mechanist et finalement on ne retient que ça du film quand on en parle. Le jeu de Bale n'est jamais mit en avant, tout simplement parce qu'il est moyen. On est juste hypnotisé par la performance physique.

 

Quand à la réalisation, et bien tu aimes faire tourner la caméra autour des acteurs qui dansent, histoire de faire croire à une fluidité, comme la fluidité des corps. Un peu facile. Sans compter que tu t'auto-copie avec des plans tiré de The Wretler. Ne deviens pas comme Hans Zimmer ou Danny Elfman qui font ça depuis 15 ans avec leur musique. En parlant de musique, c'est pompeux. On a compris que c'est "Le lac des cygnes", pas la peine de remettre la musique toutes les deux minutes, on sait que tu veux faire un parallèle avec l'histoire de Nina et celle du ballet. Quand à la B.O, pareil, histoire de bien montrer que c'est un monde très musique classique. Dis-moi, si tu fais un film de SF, tu vas engager Jean-Michel Jarre pour faire de la musique avec des lasers pour bien qu'on comprenne qu'on est dans le FUTUR?

 

Je ne dirai rien sur les scènes de danse, je n'y connais rien, comme je pense 90% des gens qui ont vu le film. Le film répond très bien à l'imagerie collective de cette discipline: Des pointes, des tours sur soi-même la jambe pliée et des sauts de cabris. Je serai incapable de dire si ca correspond à une réalité, mais j'ai bien aimé.

 

Finalement on se retrouve avec un film balourd avec des thématiques intéressantes mais sans âmes au vu de la démonstration trop explicite. C'est dommage.

 

 

Ps: Parait que ton prochain film est avec Gary Oldman ou il joue un joueur de Curling. Il se serait entrainé 17 ans avec l'équipe du Canada (parait même qu'il sort avec le capitaine maintenant) pour parfaire son rôle. Ca vaudra bien non pas un oscar mais un méta-oscar!

 

 

Ps2: Sérieux, on fait des films en 3D maintenant, t'aurai pas pu le faire comme ça juste pour les scènes de masturbation?

 

 

Bien à toi,

 

Karibou

XOXO

Par Karibou - Publié dans : Critiques
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 17:20

Je fais pénitence. Pourquoi? Vous vous souvenez que je disais qu'il fallait plutôt se souvenir de Marlon Brando dans L'île du docteur Moreau plutôt que dans Le Parrain? Je sous-entendais que Moreau c'était tout pourri comme film. Et bien, j'avais tort...

 

 

whitebrando

 

 

... Nan je déconne, j'avais totalement raison. Enfin presque. Certes le film, si on le prend dans sa totalité, est consternant de nullité, mais il y a des fulgurances de grand n'importe quoi qui font lever les sourcils et marcher les zygomatiques.

Voyons ensemble si l'un des derniers films de Marlon Brando vaux le coup d'y jeter un oeil curieux.

 

Tout commence quand un certain Edward Douglas, seul survivant d'un crash en pleine mer, se fait secourir par Montgomery, un mystérieux personnage joué par un non moins mystérieux Val Kilmer (oui, quand on voit le choix de ses films, je trouve ça mystérieux). J'ajouterai, un-non-moins-mystérieux-Val-Kilmer-à-coté-de-ses-pompes, puisque que son jeu est calqué sur ces gars tout nonchalants qui viennent de fumer un pet' et qui rigolent doucement pour rien. Alors que franchement, vu ce qui se passe sur cette île, il n'y a pas trop matière à rigoler. Oui parce que le docteur Moreau y a élu domicile pour y faire ses expérimentations contre nature: Mélanger l'ADN d'Homme et...

 

 

bottom

 

 

... Euh... Ou j'en étais? Ah, oui. De L'ADN d'Homme et d'animal, donc. Se faisant, il crée des hybrides aux physiques animaliers mais à la posture humanoïde. Certains, même, habitent avec lui et il les considère comme ses propres enfants (un des quatre est un trisomique noir, mélange d'un singe et de Isaac de La Croisière S'amuse).

Depuis le générique de début (pas si mal) on pense à plusieurs trucs:

C'est très chiant parce que ca ne bouge que peu et la réalisation laisse vraiment à désirer (derrière la caméra c'est

John Frankenheimer. Père biologique supposé de Michael Bay. Je ne déconne pas cette fois) et n'arrête pas de se répéter à coup de gros plans sur les personnages:

 

 

douglasstare

 

 

Des cadrages comme ça (un personnage en gros-plan sur le coté) y'en a des tonnes dans le film. Aucune réflexion ou justification pour l'emploi de ceux-ci. On croirait presque qu'il ne leur restait plus qu'une focale disponible.

C'est chiant, oui, mais des mini-séquences complètement folles s'insèrent de temps en temps et...

 

 

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... BORDEL DE BORDEL! J'essaye d'écrire une critique là! J'en ai un peu ma claque que vous me montriez votre postérieure, petit homme rose!

Bon, je vais vous parlez de lui avant qu'il revienne nous montrer son gros cul. Donc voici Majai, petit compagnon du docteur Moreau. En voyant le film, c'est l'inspiration principale de Mike Myers pour Docteur Denfer et Minimoi, ainsi que pour le savant fou dans South Park. 

Il ne sert pas à grand chose finalement. Mais le fait qu'il s'habille de la même façon que Marlon Brando et qu'il montre son cul, le rend indispensable à ce climat du n'importe quoi qui parsème le métrage.

 

Comme je suis gentil et que j'ai envie de vous éviter l'attente de voir ce sympathique Nelson de la Rosa (Homme le plus petit du monde d'après le Guiness. Il est mort en 2006. Que ta petite âme monte au petit Paradis, Majai), voici une compilation de toutes les scènes ou il apparaît dans le film (AH! Ce duo au piano):

 

 

Sacré Nelson!
Comme je le disais avant d'être interrompu, le film s'avère très ennuyeux, mais de temps en temps, sortie de nulle part, une petite scène, un plan, un dialogue, change le métrage pour le faire venir dans le pays de ces films tournés sous LSD dans les années 70. Le ton change d'un coup, les expressions aussi, les échanges entre personnages sont incompréhensibles, ne suivent aucune logique et...
buckethat
... Marlon Brando à un chapeau-seau-à-glace sur la tête. Ouep. Même que sa fille le lui remplie pour le soulager. Ouep. J'aimerai bien revenir dans le temps, genre à l'époque de Apocalypse Now, et dire à Marlon Brando si il pourrait me croire qu'il finira sa vie d'acteur avec un seau sur la tête. Ça serait amusant. Plus amusant que de revenir dans le temps et tuer Hitler.
Et puis il y a toujours ses énormes...
kilmerstare
... Gros plans qui ne servent à rien.
La scène qui m'a le plus subjugué c'est un long dialogue entre Val Kilmer et Douglas. Enfin, le dialogue n'est pas du tout long, mais les silences entre les phrases, si. C'était tellement énorme que j'ai décidé de plagier le Nostalgia Critic et de m'intégrer à la scène qui va suivre (désolé de la mauvaise qualité... et le mauvais jeu d'acteur. Je lorgne du coté de Kilmer période Top Gun):
Mais malgré tout ça, je ne peux le conseiller car ca reste trop rare (par contre si vous voulez voir Marc Dacascos et Ron Pearlman en animaux, foncez!) pour 1H40 de film. C'est un navet aux légers accents nanar, mais ca reste un navet.
Pour en revenir à la technique, John Frankenheimer (qui remplace le vrai réalisateur, parti à cause d'un différent avec Kilmer) en fait le minimum (pas étonnant pour un mec qui a réalisé des Soap) et, comme je vous le répète encore une fois, fait des gros plans pour rien. Le peu de 3D qui est utilisée a incroyablement mal vieilli. Autant Jurrasic Park, tourné deux ans auparavant arrive à tenir les années difficilement mais avec panache, autant là, cela devait être mauvais dès 1996:
Donc non, ne le regardez pas, ca n'en vaut pas le coup. Mal joué, rythme lent dans la branche "chiante" et réalisation feignante ne valent pas le coup de passer 1H40 à tenter de déceler le nawak du film. Prenez un vrai nanar à la place (ou le film de Val Kilmer ou il est unijambiste et ou on voit son zizi).
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PUTAIN!
Par Karibou - Publié dans : Critiques
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 00:10

James Cameron est un réalisateur un peu martyr depuis Titanic. Énorme succès et donc, beaucoup de détracteurs qui souvent, à part un "c'est pourri" et "je déteste Céline Dion", n'arrivent pas très bien à définir pourquoi ils détestent le film. 12 ans plus tard, rebelote pour Iron Jim et Avatar ou on a pu voir la folle culture des gens pour qui:

- Pocahontas est un Disney et non une figure mythique de l'Histoire Américaine.

- Le cinéma commence en 1990 parce que ca ressemble à Danse avec les loups.

 

Effectivement, le Mythe du "Héros" a été inventé il y'a 20 ans. Merci les gens.

Prenons Joseph Campbell et sa théorie du Monomythe:

Ainsi tous les héros mythiques débuteraient leur périple à la suite d'un « appel à l'aventure » - ce qui implique que le héros quitte l'environnement dans lequel il a grandi. Il devra ensuite faire face au « gardien du seuil », premier obstacle dans son voyage qui, une fois franchi (la plupart du temps avec l'aide d'un mentor ou d'un guide spirituel), lui permettra de pénétrer dans un monde plus spirituel - généralement représenté par une forêt sombre, un désert, une grotte ou bien encore une île mystérieuse. Il va y subir une série d'épreuves lui permettant de dépasser son mentor et d'accomplir enfin l'objet de sa quête (le plus souvent une réconciliation avec le père, une union sacrée ou une apothéose) représentant symboliquement l'émancipation. Il retournera ensuite chez lui complètement transfiguré par l'expérience de son voyage initiatique. (source Wikipédia)

 

Ou encore certains archétypes de la Cosmogonie:

L'eau:

Symbole de vie et de pureté, l'eau intervient comme élément primordial chez le présocratique Thalès et aussi comme élément rénovateur, par le biais du Déluge évoqué par plusieurs mythes fondateurs et cosmogonies. Il rappelle à l'homme sa faiblesse face aux puissances célestes et permet le renouvellement du monde grâce aux meilleurs des humains (le roi Manu, sauvé par Vishnu et transformé en poisson, Noé et son arche, Deucalion et Pyrrha sauvés par Prométhée). (source Wikipédia)

 

 

james-cameron-avatar articlephoto

 

 

Intéressant de voir que l'eau et plus particulièrement les abysses passionnent James Cameron depuis des dizaines d'années. Il suffit d'être attentif à la faune et la flore de Pandora pour y voir une grande influence Océanique, qui dans la Mythologie Hindouiste, par exemple, joue un rôle fondateur (La réincarnation / l'avatar par exemple ou comme le joli bleu de Vishnu).

Non, non, L'Hindouisme n'a pas été inventé par Kevin Costner ni par la tête congelée de Walt Disney.

 

L'arbre:

Dans de nombreux mythes, un arbre (arbre de vie) ou une plante divine, magique ou sacrée joue un rôle (qu'on retrouve peut-être avec l'arbre au fruit défendu, du jardin d'Éden dans la Bible). L'arc-en-ciel (passage ou pont entre ciel et terre, ou entre deux points de la grande forêt en Amazonie) leur est parfois associé.

Par exemple, un bambou géant primordial, ouvert par le bec de l'oiseau légendaire Sarimanok dans la cosmogonie du folklore philippin d'où descendent Malakas et Maganda le premier homme et la première femme.

Dans la mythologie nordique, Yggdrasil est l'Arbre-Monde sur lequel reposent les neuf mondes.

 

Pour ceux qui ont vu le film, je ne vais pas vous insulter en vous mettant une photo d'un certain arbre de Avatar.

 

La Figure du Héros qui est illustrée par Cameron, qu'elle touche la réalité ou la fiction, Avatar l'utilise car elle est universelle.

L'archétype de Sully est le même que celui de Prométhée, d'Ulysse, de Luke Skywalker, de Marty McFly ou de Sam Gamji.

La plus grande des aventures pour un Héros est dans son esprit: Savoir s'émanciper.

 

 


 

Il est d'une thématique qui revient constamment dans le cinéma de James Cameron c'est celle que je nomme "la femme lionne". Bon, j'aurai pu aussi appeler ça "De l'émancipation et du matriarcat dans le cinéma de James Cameron". Mais ca fait un peu pompeux. Mais classe. Mais pompeux. Donc j'illustre ça plutôt par une figure qui dans l'imagerie collective donne: une lionne ca t'égorge si tu t'approches de ses petits (j'aurai pu utiliser l'Ourse, mais ca sonne moins bien. Et J-J Annaud aurait pu me faire un procès).

 

En 30 ans de cinéma, Iron Jim, a utilisé cet archétype (le premier qui me parle de Bodyguard avec Costner, je l'égorge) dans tous ses films [1].

A travers quelques plans, étudions donc tout ça.

 

 

TERMINATOR

 

 

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La désormais célèbre Sarah Connor (j'y pense, mais peut-être que le Terminator essayait simplement d'effacer la mode vestimentaire des années 80), héroïne tragique du métrage. Pensez-y, une jeune fille lambda à la vie morne qui rencontre l'amour de sa vie car il lui la sauve et qui ne peut passer qu'une seule et unique nuit avec lui, avant qu'il ne meure en la protégeant. Si ca c'est pas du Drame, putain.

 

Sur ce plan, Sarah Connor est affilié comme victime suivante sur la liste du Terminator. Elle est seule à une table, un pointeur laser marqué sur son front. De ce qu'on peut voir dans les séquences précédentes, elle n'est pas plus belle ou intelligente que les autres. Sa vie fade suit son cours avec son lots de malheurs quotidiens. Cette nuit dans cette boîte de nuit changera son destin et la place qu'elle prend pour la survie de l'Humanité.

 

Pendant une bonne partie du métrage elle sera "porté" par Kyle Reese (Come with me if you want to live est la première phrase qu'elle entend venant de lui), lui tenant la main, pour qu'il la protège de la mort. Elle sera très peu active dans l'action et fuira toujours. Jusqu'a...

 

 

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- You're terminated, fucker

 

 

Deux plans rapprochés, deux regards bien différents. Dans le 1er cadrage, on ne voit que l'incompréhension et une certaine douceur, dans le second, qu'une grande froideur et de l'abnégation (ordre inversé dans Terminator 2). 

Au moment ou Sarah Connor appuie sur le bouton pour écraser le squelette métallique de son ennemi, c'est son ancien elle qu'elle détruit. La chenille s'est changée en papillon.

 

 

ALIENS - LE RETOUR

 

 

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Dans Aliens, Ellen Riplay, seule survivante du Nostromo, réapparait comme victime de l'opus précédent. Hantée par des cauchemars, ayant perdu sa fille pendant son sommeil en stase et se faisant virer de son boulot comme pilote, elle cumule la "gueule de bois post-aventure". Le plan ci-dessus la montre se réveillant de son mauvais rêve récurrent ou elle donne naissance à un Alien.

 

Plus tard, on lui demandera de revenir sur la planète ou les Aliens furent trouvés. D'abord réticente, elle acceptera la mission, plus pour mettre un terme à sa peur que pour retrouver son ancien statut social.

Aliens donne une vue très guerre du Vietnam avec son peloton de Marines sûrs d'eux. Décimés par des êtres sans technologies qui se cachent dans des trous (référence aux bases souterraines des Vietcongs).

Ellen y fera la rencontre de Newt, une petite fille seule survivante de l'invasion Alien. Même âge que sa fille lors de son départ dans le Nostromo dans le précédent opus. Sa fibre maternelle grandira peu à peu lors du métrage, ainsi que son coté femme avec la complicité entre un Marine (Hicks, joué par Michael Biehn... Kyle Reese dans Terminator) et elle.

 

Alors que tout va mal, Newt et Ellen sont séparées et après l'avoir récupéré des griffes de la reine Alien en jouant aussi sur sa fibre maternelle (elle menace de brûler les œufs, obligeant la reine à rester immobile. Quand à son coté femme, je ne sais pas. Même dans le director's cut, on ne la voit pas flirter avec un Alien), elles peuvent rejoindre le vaisseau en orbite. Problème, la reine les a suivis et s'apprête à avoir Newt en petit-déjeuner. Jusqu'à...

 

 

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- Get away from her, you bitch!

 

 

Point intéressant tout d'abord. L'armure qu'elle porte et dont elle se sert extrêmement bien et introduit tout le long du film. En premier par Burke (le bureaucrate traître), au début du film, qui de façon implicite lui parle de son nouveau travail (démonstration théorique), puis quand elle aide les Marines à charger le vaisseau (elle à un permis pour pouvoir l'utiliser. Démonstration pratique). En la voyant maintenant, on ne se pose pas de questions en se disant "mais putain, comment elle sait la faire marcher?!", tout est naturel, on y croit, ca ne vient pas comme un cheveu sur la soupe (ou un face-hugger sur le visage! HAHAHA... Hum).

 

Je vous parlais de la femme-lionne, Ripley en est un parfait exemple dans le plan ci-dessus. Fini la victimisation. Tout dans la conception du cadrage le montre. Contre-plongée sur le personnage et lumière blafarde venant de l'arrière plan. Ellen est là pour "égorger" l'ennemi qui veut s'en prendre à son petit. Les cauchemar sont un lointain souvenir et la mort du Boogeyman qui sera aspirer dans le vide inter-stellaire symbolisera sa délivrance et le renouveau du personnage.

 

Le film se finira sur la famille reconstruite de Ellen Riplay: Un "mari", Hicks, et un enfant, Newt.

Famille qu'elle perdra dans Alien 3. Mais ceci est une autre histoire.

 

 

FIN PARTIE 1

(à suivre dans la partie 2: Terminator 2, True Lies et Titanic. Et la conclusion sur la thématique du Matriarcat)

 

 

[1]Petite parenthèse: On considère souvent que Piranha 2 est son premier film. C'est plus faux que vrai. C'est surtout le producteur, insatisfait du travail de Cameron qui a reprit beaucoup de choses (James Cameron disait basiquement "action" et n'avait pas le droit de voir les rush ou de participer au montage), donc je ne le compte pas dans sa filmographie.

Par Karibou - Publié dans : Soyons Sérieux
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